Le 8 mai 2026, est décédé à l'Hôpital de Chicoutimi à l’âge de 93 ans et 3 mois, M. Guy Lemire, époux de Mme Ghislaine Duchesne, demeurant à Chicoutimi. Il était le fils de feu Mme Laurette Pépin et de feu M.Lucien Lemire.
La famille accueillera les parents et ami·es, le :
vendredi 15 mai 2026 de 19 h à 22 h ainsi que le samedi 16 mai 2026 de 9 h à 11 h, à la :
Résidence funéraire Laterrière,

1000, rue du Boulevard à Laterrière.
Les funérailles auront lieu le samedi 16 mai 2026 à 11 h à l'église de Laterrière.
Parents et ami·es qui le désirent pourront participer à la célébration qui sera diffusée en direct ce samedi 16 mai 2026 à 11h et accessible pour rediffusion. Pour y assister, veuillez cliquer sur la pastille «diffusion en direct».
Il sera confié au crématorium de l'Alliance funéraire du Royaume et ses cendres seront inhumées au cimetière de Jonquière à une date ultérieure.
Il laisse dans le deuil son épouse Mme Ghislaine Duchesne.
Il était le frère de : feu Maurice Lemire (Jacqueline Desfossés), feu Marcel (feu Lise Houle), Lise (feu Henri Pinsonneault, feu Gisèle Parenteau), Carmen (feu Jacques Fafard, feu Larry Sheppard),
Il était le beau-frère de : feu Raymond Duchesne (feu Cécile Larouche), feu Gilberte (feu Jean-Baptiste Guay, feu Elie Ouellet), feu Rachel (feu Jeannot Tremblay).
Il laisse également dans le deuil de nombreux neveux et nièces, parents et ami·es. et en particulier chez les Frères des Écoles Chrétiennes qu'il considérait comme sa seconde famille.
Il a été actif dans l'enseignement au primaire, secondaire, collégial, dans l'administration collégiale et au sein de son ancienne communauté. Il a fait partie de plusieurs organismes et conseils d'administration dont le dernier celui de la Villa des jeunes de Saint-Augustin-de-Desmaures, oeuvre d'animation pastorale pour les jeunes. Pendant une dizaine d'années il a été directeur adjoint de la chorale de grégorien UNA VOCE.
En sa mémoire, sa famille vous propose de faire un don à la Fabrique de Laterrière, une personne bénévole sera présente au salon afin de les recueillir. Vos marques de sympathies peuvent également se traduire par un don en ligne via le site internet sécurisé en cliquant ici : unitepastorale.org/paroisses/paroisse-notre-dame-de-limmaculee-conception-de-laterriere
Messages de sympathie
Nous aurions tant à écrire sur la vie de notre ami Guy.
Il était à l'aise pour échanger avec de grandes personnalités mais il se montrait toujours intéressé à entendre les personnes de condition plus modeste. Nous garderons la mémoire de sa grande intelligence, de sa mémoire remarquable.
Guy, confie à Dieu toutes les personnes qui t'ont aimé sur cette terre.
Mes sincères condoléances à toi, Ghislaine. Guy veillera sur toi et te consolera.
Véronique
- Véronique Caron, le
10 mai 2026
Chère Ghislaine, toutes mes sympathies pour le décès de ton cher Guy. C'est difficile à vivre un décès qui nous est très cher, mais je sais qu'avec ta Foi tule vivras avec courage et sérénité. Il s'ennuyait peut-être de Jean...Ses souffrances sont terminées. Je te garde dans ma prière. Bon courage !i
- Marie-France Tremblay, le
11 mai 2026
Chère Ghislaine mes sincères sympathies console toi ses souffrances sont terminées mais c'est difficile de passer cela mais Guy vas t'aider a passer cet épreuve .Bon courage ma chère cousine mes prières sont avec toi !!
Que mon soutien réchauffe votre coeur
- Madeleine Simard , le
12 mai 2026
Bonjour Madame Ghislaine, je vous présente mes plus sincères condoléances, je garde des bons souvenirs de M.Guy. C’était notre ange au centre Alpha. Bon courage.
Madeleine Girard Lapointe
- Madeleine Girard , le
12 mai 2026
Madame Ghislaine,
Au nom de l'AQDR-Chicoutimi, et aux noms de mon épouse et de moi-même, toutes nos profondes sympathies pour le départ de Monsieur Lemire. Perdre son mari, c'est perdre une grande partie de soi-même, surtout après tant d'années. Je n'avais pas la chance de connaître Monsieur Guy, et même si nous avons oeuvré tous les deux dans l'enseignement collégial, nos routes ne se sont jamais croisées. Qu'il repose en paix, loin de la souffrance et de la maladie. Que Dieu l'accueille et le bénisse. De tout coeur avec vous, madame Ghislaine, et la famille. Je serai en pensée et union de prières avec vous samedi le 16 mai.
Que mon soutien réchauffe votre coeur
- Etienne Troestler, le
13 mai 2026
Très chère Ghislaine, malgré mon absence, sache que mes pensées et mon cœur sont avec toi pendant cette cette étape difficile. Tu n’es pas seule.
Guy continuera de t’accompagner en silence.
- Jocelyne Boudreault, le
15 mai 2026
FRÈRE FERNAND
«Quant je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux.»
Jules Renard Journal 1925
«J’ai grandi entre les livres, en me faisant des amis invisibles dans les pages qui tombaient en poussière et dont je porte encore l’odeur sur les mains.»
Carlos Ruiz Zafón
«Le seul fait de respirer l’odeur d’un livre et d’en feuilleter les pages me rendait heureux.»
Haruki Murakami
IIl n’était pas très grand… Mais nous aimions l’avoir comme équipier lors de nos parties de hockey sur la glace à ciel ouvert du collège St-Édouard, car il était beau joueur, même s’il patinait avec un handicap: sa robe de «corneille». «Corneilles», c’était le sobriquet nous avions coiffé les frères du collège, indubitablement par référence à leurs noires soutanes. Fort maigre, les joues creusées, les pommettes saillantes, frère Fernand lissait ses cheveux noirs vers le côté droit après en avoir placé la raie tout à fait à gauche. Son visage? Celui de quelqu’un de bien, d’un homme de confiance. Il nous en imposait, à nous les jeunots, car il était titulaire de Versification, la classe des plus vieux, ceux qui partiraient pour le Petit Séminaire de Chicoutimi l’année d’ensuite.
Ce devait être en 1954 et j’avais dix ans à peine. Déambulant par hasard dans le corridor de l’externat classique, je tendis le cou à travers la porte du local de Versification et y découvris un univers dont j’avais tout ignoré jusque là et ne soupçonnais point qu’il changerait ma vie magistralement: la bibliothèque du collège! J’y remarquai une agglomération inusitée de livres multicolores et de toutes les épaisseurs qui, le long des murs, circonscrivaient les quatre pupitres de la classe des finissants. Car il n’étaient que quatre finissants cette année-là.
Intrigué, j’osai y retourner le lendemain avant d’aller dîner à la maison. Je m’aventurai timidement, ne sachant trop où mettre les pieds ni où regarder. J’ai dû balbutier quelque chose, mais j’ai oublié ce discours qui devait être fort succinct. Ce dont je me souviens clairement cependant, c’est de l’accueil du bibliothécaire: un sourire chaleureux qui signait une bienveillance évidente, incontestable. Le frère Fernand sortit d’une étagère un petit livre aux couvertures élimées, dont le titre était Le Roman de Renart ; il me dit qu’il fallait commencer par le commencement, d’en prendre bien soin et de le lui rapporter dans quelques jours, qu’il m’en prêterait un autre. Je crois avoir lu le bouquin deux fois en vingt-quatre heures…
Ce fut le début d’un aventure impérissable. En quelques années, je me tapai l’entièreté ou presque de la collection de livres contenus dans les rayonnages de la bibliothèque de mon école. Puis, au Petit Séminaire, ce furent les classiques français et la plupart des écrits québécois depuis Jacques Cartier, Philippe Aubert de Gaspé et le Grand Vicaire Alexis Mailloux, jusqu’à Menaud, maître-draveur, Maria Chapdeleine, les Insolences du Frère Untel et La Petite Poule d’Eau de Gabrielle Roy.
Frère Fernand? Longtemps réaffecté ailleurs au Québec, il redevint Saguenéen au début des années 2000. Il me réapparut un matin d’hiver que je faisais la tournée des malades au département de l’Ange-Gardien. L’urologue l’avait opéré la veille. Je lui rappelai l’épisode du Roman de Renart et l’informai, croyant me rendre intéressant, de la bataille de Teutobourg, dont j’avais appris l’existence l’été d’avant en lisant Le Figaro par hasard à Alicante en Espagne, bataille au cours de laquelle Rome avait perdu trois légions aux mains d’une armée barbaro-germaine dirigée par Arminius. J’allais le quitter quand il me retint:
-Tu sais, Claude, je suis pas mal vieux; j’aimerais te léguer ma bibliothèque. J’ai plus de deux mille bouquins maintenant et…
Frère Fernand avait tout lu, ou presque. Bien des années plus tard, je découvrirais l’Italien Umberto Eco: ««Celui qui ne lit pas, à soixante-dix ans, n’aura vécu qu’une vie: la sienne. Ceux qui lisent auront vécu cinq mille ans. La lecture, c’est l’immortalité à l’envers et à l’endroit.»
- Claude Dufour, le
15 mai 2026
J’ai été accueilli par le frère Fernand Lemire à 17 ans en 1965 alors que je faisais mon entrée à l’académie de Québec. j’en garde un excellent souvenir. j’ai essayé sans succès de reprendre contact il y a quelques années. J’apprécierais beaucoup si un membre de la famille pouvait communiquer avec moi pour me parler de son parcours après l’académie de Québec : [email protected]
Que mon soutien réchauffe votre coeur
- Jacques Lacasse, le
22 mai 2026
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